Concert des Invincibles 2026 : le replay
Le 13 octobre, l'Olympia chantait pour nous. Vous n'y étiez pas ? Vous pouvez tout revoir. Brut met en ligne l'intégralité du concert "Invincibles ensemble !" : près de deux heures de musique, de rires et d'émotion contre la maladie de Charcot.
C'était la troisième édition. Une vingtaine d'artistes sur scène. Tous bénévoles. Chaque euro collecté part à la recherche de l'Institut du Cerveau.
Je l'ai trouvée parfaite. Je vous raconte pourquoi.
Une salle debout dès la première minute
Pascal Obispo et David Halliday ouvrent la soirée avec "Allumer le feu". Le ton est donné. Ophélie Meunier et Philippe Caverivière présentent le concert pour la troisième année. Ils le font avec tendresse. Et avec des vannes que je leur souffle parfois moi-même.
Puis les artistes se succèdent. Helena et "Mauvais garçon". Eddy de Pretto, fidèle depuis la première édition, avec "Sous influence". Zazie et "Peu importe". Pierre de Maere. Mentissa et "Les enfants difficiles". Danyl, pour sa première fois chez nous, avec "Brouillon". Pascal Obispo et David Hallyday réunis pour leur duo. Anne Sila. Sam Sauvage et "La fin du monde". Marguerite et "Un peu beaucoup". I Am Roze. Jeanne et "Respire fort". Ycare, qui ose "La quête" de Brel.
Les duos inédits sont la signature de ce concert. Marguerite et Aliocha Schneider sur "L'amour en solitaire". Helena et Emma Peters. Charlotte Dhenaux et Anne Sila, qui s'étaient rencontrées dans nos coulisses il y a deux ans, sur "Quand on n'a que l'amour". Pierre de Maere et Sam Sauvage offrent "Je suis un homme" à Zazie, qui les écoute depuis la salle.
Aliocha Schneider referme la soirée avec "Ensemble". Elle est devenue notre chanson.
Toujours vivants, toujours là
Ludovic, John et moi sommes montés sur scène. L'Olympia s'est levé. Je ne m'y habitue pas.
Ludo a raconté une année difficile. Le corps qui change. Des amis qui partent. Bruno Salomon, notre ambassadeur, emporté par un cancer. Et pourtant le collectif grandit. Plus Charcot isole, plus notre communauté se rassemble. Ludo l'a dit avec humour : un diagnostic de SLA, c'est un pass VIP pour la pire file d'attente du monde. Alors on chante en attendant.
John a parlé des aidants. Son fils Gabin et sa fille Elsa étaient dans la salle. L'Olympia leur a offert une ola. Les Invincibles s'occupent désormais des aidants : un t-shirt "Tu es mon invincible" créé avec la maison Sarah Lavoine, des séances de sophrologie gratuites en visio, et depuis cette année des biographies réparatrices pour les familles. Un malade qui tient, c'est d'abord un aidant qui tient.
L'hymne des Invincibles
Il y a deux ans, Mosi m'écrit sur Instagram. Un message très gentil. Je réponds merci, puis plus rien. Je suis un homme lent.
Il y a quelques semaines, une idée me vient. Je lui demande d'imaginer l'hymne des Invincibles. Une musique qui fait tenir debout. Qui se chante à deux mille et s'écoute seul à trois heures du matin. Avec une pincée de TeddyBear, dont la chanson m'obsède. Mosi a dit oui.
Ce week-end-là, il enchaînait deux Zénith à Paris. Il est venu quand même. Avec TeddyBear, ils ont créé l'hymne sur scène, en exclusivité. Cet hymne est à vous. Chantez-le. Emportez-le.
Une lecture qui a suspendu la salle
Guillaume de Tonquédec est ambassadeur de l'Institut du Cerveau, comme moi. Il est devenu un ami. Il a publié "Ta mère et moi", un livre bouleversant sur la sclérose en plaques de sa maman.
Il en a lu la fin. À ses côtés, Elsa et Gabin, les enfants de John et Solène. Il avait proposé des textes plus doux. Gabin a choisi celui-là. Deux mille personnes ont retenu leur souffle.
Ce que la science promet
La professeure Stéphanie Debette, directrice générale de l'Institut du Cerveau, est venue parler recherche. Simplement. Brillamment.
L'Institut réunit plus de 1 100 personnes au cœur de la Pitié-Salpêtrière. Plus de la moitié de son budget vient de la philanthropie. Un centre dédié à l'intelligence artificielle et aux données y compte déjà 90 personnes. Les partenariats internationaux se multiplient, dont l'étude des mécanismes communs aux maladies neurodégénératives que nous soutenons.
Les raisons d'espérer sont concrètes. On identifie plus vite les gènes en cause. On sait fabriquer des motoneurones à partir de cellules souches pour tester des médicaments. Un traitement fonctionne déjà pour une forme génétique de SLA, liée au gène SOD1. L'IA permet de tester des molécules existantes pour les repositionner contre la maladie.
Aujourd'hui, on sait ralentir Charcot dans certains cas. Demain, on espère l'arrêter.
Le concert continue avec vous
Regardez-le. Partagez-le. Et si vous le pouvez, donnez. Chaque don compte, même petit.
Merci aux artistes, tous bénévoles. Merci à Ophélie et Philippe. Merci à Nicolas Santi-Weil, sans qui ce concert n'existerait pas. Merci à Manu Virot, notre magicien de l'ombre. Merci aux équipes d'Electron Libre et aux bénévoles. Merci à Brut et à W9 de porter nos voix plus loin.
Rendez-vous l'année prochaine.
Invincible, ensemble.



Ma mère a une dégénérescence maculaire et des livres de puzzle standard ont cessé de fonctionner pour elle il y a quelque temps. Lesrecherche de mots à imprimer en gros caractèresC'est la première chose qu'elle a accomplie sans aide depuis deux ans, et ce, avec la plus grande facilité.